La Règle de Reuilly



Elle est le lieu de l’unité par-delà le temps et l’espace. Elle organise la vie de la Communauté et cerne sa spécificité. Elle est lue quotidiennement.

Au fil de la Règle

Commencer toujours !

La Règle de Reuilly est riche de ce verbe ou de ce substantif. Le nom « commencement » et le verbe « commencer » sont employés douze fois dans la Règle ! Et parmi ces douze fois, sept appartiennent au chapitre « Commence petit enfant », ce chapitre qui est une invitation à « commencer à aimer » dans la longue durée des jours.

Les autres mentions sont pleines d’intérêt : Les deux premières appartiennent aux premiers chapitres : Clef de voûte (Nous ne sommes qu’au commencement des choses) et : L’impossible amour (Tout au moins commençons… entraine-moi et courons). Dans ces deux textes, il s’agit de l’horizon de l’Amour, de ce « royaume » dont parle l’Evangile, dont le « toujours » est le signe.
Une nouvelle mention du commencement se trouve dans le chapitre « travail » ! (le monde de l’épreuve n’aura pas encore cessé, mais l’éternité de l’amour aura commencé.) Ici, il s’agit clairement d’un toujours de l’Amour qu’il s’agit de commencer à manifester par nos actes, nos labeurs quels qu’ils soient. Croyons-nous vraiment que tous nos actes, nos choix et même nos acceptations des impossibles sont des moments qui inscrivent l’éternité de l’Amour ? En croyant cela, nous ouvrons des portes d’espérance.

Une quatrième mention du commencement est donnée dans le chapitre « noviciat ». Ne sommes-nous pas toujours en situation de « noviciat », de commencement en commencement, y compris dans le grand âge ?

La dernière mention dans la Règle de Reuilly se trouve dans le chapitre « office » (commence à vivre sur la terre ce que tu es appelée à vivre dans le ciel). Ici encore, l’invitation à commencer nous place en ce lieu frontière, où le ciel affleure la terre, là où se laisse percevoir quelque chose du « royaume ». Alors oui, nous pouvons légitimement nous exhorter à « commencer toujours ».

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